février 6th, 2019

Qu’est ce qu’un bon money management ?

Je dirais qu’un bon money management se caractérise par une capacité de patience et d’attente : si les marchés ont une tendance claire bullish par exemple mais s’ils bougent peu et sont mous, il ne faut pas que le moindre retracement entraîne le solde des positions en cours – même si de garder des positions au SRD coûte cher – en se disant que si ça baisse on va payer deux fois (la moins-value d’abord et les commissions du RD à la marge) ; c’est quoi le money management ? Un bon attend une vraie invalidation avant de couper les positions car sinon les frais sont augmentés et multipliés ; quand on a pris position sur une hypothèse solide, on s’y tient tant qu’elle reste valide.

L’effet de levier trois

L’effet de levier  trois voire quatre est le maximum que je m’autorise sur le règlement différé ; je prends mes plus-values sur des critères techniques surtout, quand je vois que la pression acheteuse ou vendeuse s’essouffle ; je coupe mes moins-values latentes très tôt ; j’ai toujours une bonne partie de cash sur mon compte personnel cela me rassure de ne pas être bouclé sur la totalité de mon capital même si je dois être au SRD et donc payer des frais que je pourrais éviter en étant tout au comptant.

En prenant des titres très liquides sur des valeurs du SRD je protège mon capital en facilitant ma sortie de position en cas d’échec de mon trade ; il faut toujours penser au dégagement en cas de crise majeure ou de baisse soudaine, sinon je risque de ne pas pouvoir revendre mes titres en intraday par défaut de contrepartie au carnet et de rester scotché dessus sans rien pouvoir faire.

Risque calculé sur les nouvelles positions

Ce retour sur risque m’incite à prendre des positions a priori dangereuses mais finalement les risques sont calculés : si la marge de gains est très forte (objectif de plus-values important) alors je peux décider de mettre le paquet sur un titre et donc prendre un gros risque potentiel théorique.

Il faut que mon espérance de gains dépasse largement mes risques de pertes sinon je vais hésiter à y aller massivement c’est normal ; j’accepte donc un haut niveau de risque contrôlé pour avoir une espérance de gains encore plus élevée.

Sur un trade long la cassure d’un support important (borne basse) est un signal pour alléger ma position ; solde de position si j’ai un doute sur la poursuite de la hausse : à ce moment-là je peux décider de redevenir cash sur le marché pour voir un peu ce qui va se passer et prendre de la distance.

Evaluation du ratio gains/pertes

Habituellement j’ai un pourcentage de pertes tolérées à 3 voire 5% environ maximum ; au-delà ce n’est vraiment pas raisonnable vu les montants investis sur certaines positions ; si le pourcentage de pertes acceptées est faible (moyenne de 3%), par compte le pourcentage de gain peut monter à 50% et même plus sur un swing de plus de 2 mois ; c’est cette différence entre une gestion des pertes limitées et la recherche de gros gains qui a été l’un de mes leviers les plus importants pour réaliser une telle performance en 2004 et 2005 aux Trophées.

J’essaye en permanence d’évaluer le ratio gains/pertes sur les positions que je prends

This entry was posted on mercredi, février 6th, 2019 at 11:33 and is filed under Investisseurs. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. Responses are currently closed, but you can trackback from your own site.

Comments are closed.